L’UNITE DE L’EGLISE

La leçon n° 7 avait pour sujet l’organisation de l’Eglise. Nous abordons maintenant le sujet de l’unité de l’Eglise telle qu’elle se manifestait au 1er siècle. L’unité est aujourd’hui à l’ordre du jour tant dans les milieux catholiques que protestants. C’est une noble préoccupation. En fait, elle est essentielle. Dans sa sagesse, Dieu n’a jamais voulu qu’une seule Eglise formant « un seul corps… un seul esprit… une seule espérance… un seul Seigneur… une seule foi… un seul baptême. » (Ephésiens 4 :3-5 ; 1 :22-23).

La ferveur de la prière de Jésus pour l’unité de ceux qui croient en lui nous montre à quel point il redoutait la division (Jean 17 :20-21). On peut dire que la division est un mal (1 Corinthiens 1 :10-13 ; 3 :3-4). Avec ses nombreuses Eglises et sectes, ses croyances diverses et ses différents baptêmes, la chrétienté présente aujourd’hui un visage caricatural. Elle constitue une offense à Dieu.

Il est évident qu’il ne s’agit pas de faire l’unité sur n’importe quelle base et à n’importe quel prix. Une unité religieuse fabriquée sur la base d’opinions humaines, par exemple, plutôt que sur la Parole de Dieu exclusivement, serait aussi offensante que la division elle-même (Jean 17 :17-20 ; Ephésiens 4 :3). Les vrais disciples devaient demeurer fidèles à la parole du Maître (Jean 8 :31-32).

Ainsi, après avoir mis en garde les anciens d’Ephèse contre les dangers de la division religieuse, l’apôtre Paul leur dit : « et maintenant je vous confie à Dieu et à la parole de sa grâce, qui a la puissance de construire l’édifice et de vous procurer l’héritage avec tous les sanctifiés. » (Actes 20 :32).

Puisque la parole de Dieu constitue la seule base pour l’unité des croyants, elle est à même de nous renseigner sur l’unité de l’Eglise du Christ au 1er siècle. Nous pourrons dès lors nous inspirer de son modèle pour réaliser la même unité en notre 21ème siècle. En ces temps-là, un voyageur qui se serait rendu de Jérusalem à Rome en visitant toutes les assemblées en cours de route, aurait trouvé les mêmes caractéristiques dans chaque Eglise. Pourquoi ? Parce qu’au 1er siècle les Eglises constituaient autant d’assemblées locales dont l’ensemble était l’Eglise universelle du Christ. Ils n’étaient pas, comme c’est le cas aujourd’hui, autant de dénominations différentes.

A- LA DOCTRINE

Le Nouveau Testament nous révèle que l’Eglise, en ce temps-là, était une sur les questions touchant à la doctrine, aux conditions d’appartenance à l’Eglise, à l’organisation et au culte, jusqu’au vocabulaire servant à la désigner et à la définir. Le ciment de cette unité était l’amour.

Le message du Christ aux jeunes Eglises était toujours le même, qu’il s’adressât aux Juifs ou aux païens, l’apôtre Paul n’avait qu’un seul et même Evangile à annoncer à tous (Romains 1 :16). C’est ainsi qu’il écrit aux Corinthiens, que Timothée « vous rappellera quelles sont mes voies en Christ, quelle est la manière dont j’enseigne partout dans toutes les Eglises » (1 Corinthiens 4 :17).

Lorsqu’il leur donne des préceptes sur la question du mariage, il ajoute : « c’est ainsi que je l’ordonne dans toutes les Eglises » (1 Corinthiens 7 :17). Par conséquent, il exhorte toute l’Eglise à ne former qu’un seul corps, ne professant qu’une seule foi, c’est-à-dire ne possédant qu’une seule et même doctrine (Ephésiens 4 :5). L’apôtre Pierre nous donne un exemple d’unité doctrinale dans l’Eglise lorsqu’il explique dans sa seconde lettre que Paul et lui proclament le même message (2 Pierre 3 :15-16).

L’importance de la question doctrinale est particulièrement soulignée dans cette déclaration de l’apôtre Paul aux Galates où il prononça une malédiction contre quiconque, homme ou ange, annoncerait un autre Evangile que le sien (Galates 1 :6-9). La foi en une doctrine commune, la Parole de Dieu, était le fondement absolu de l’unité.

B- L’AMOUR

Sans l’amour, la doctrine est repoussante. Mais une doctrine solidement tissée sur la trame puissante de l’amour est une œuvre de Dieu.

Les premiers chrétiens avaient compris cela, aussi, lorsque certains parmi eux se trouvaient dans le besoin, ils pouvaient compter sur le secours de leurs frères en Christ. A l’époque de la grande famine qui s’abattit sur la Judée, l’Eglise de Jérusalem fut secourue par l’appel d’amour qui émut toutes les Eglises dont certaines étaient très éloignées de Jérusalem. L’Eglise d’Antioche en Syrie envoya un don (Actes 11 :27-29). Les Eglises de Macédoine donnèrent au-delà de leurs moyens (2 Corinthiens 8). Celle de Grèce (Romains 15 :25-27) ainsi, apparemment, que celles de Galatie participèrent à cet élan d’amour fraternel (1 Corinthiens 16 :1-2).

Oui, l’amour était une force unifiante dans l’Eglise du 1er siècle. Une Eglise devenue immensément riche et puissante et dont une grande partie des sujets sont quasi illettrés, souffrent d’oppression et de malnutrition, ne peut être l’Eglise que Jésus a bâtie. L’apôtre Jean n’a-t-il pas dit : « si quelqu’un possède les biens du monde et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ? » (1 Jean 3 :17).

C- LES APPELLATIONS

Les différentes appellations inventées par les hommes pour désigner les choses bibliques ont toujours contribué à la division. Lorsque au sein de l’Eglise de Corinthe, les chrétiens se réclamèrent qui d’Apollos, qui de Pierre, qui de Paul, ce dernier les réprimanda sévèrement en ces termes : « Christ est-il divisé ? Paul a-t-il été crucifié pour vous ou est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ? » (1 Corinthiens 1 :13). Le ferment de la division était déjà là. Il fallait le dénoncer. On ne connaissait pas au 1er siècle les différentes appellations qui distinguent aujourd’hui une Eglise ou une secte d’une autre. Ces noms divers sont d’origine humaine. Puisque à cette époque-là il n’y avait qu’une seule Eglise, les chrétiens désignaient parfois leurs assemblées comme étant simplement « l’Eglise ». Ainsi, c’était l’Eglise à Jérusalem (Actes 5 :11), ou en Asie Mineure (Actes 14 :23), ou à Rome (Romains 16 :5). C’était aussi l’Eglise du Christ (Romains 16 :16) ou l’Eglise de Dieu comme en 1 Thessaloniciens 2 :14 : « des Eglises de Dieu qui sont en Jésus-Christ dans la Judée » (voir aussi 1 Corinthiens 1 :2 ; 1 Timothée 3 :5). Toutes ces appellations étaient de nature à glorifier Dieu et son Christ, et non pas l’homme.

Le même principe gouverne la désignation des membres de l’Eglise en tant qu’individus. On les appelait « chrétiens » en Asie Mineure (Actes 11 :26) et parmi les Juifs dispersés dans le monde (1 Pierre 4 :16).

Dans toute l’Asie Mineure, ils étaient des « disciples » (Actes 11 :26 ; 20 :7), et des « enfants de Dieu » (1 Jean 3 :1 ; Galates 3 :26). On pense que le terme « chrétien » était à l’origine un sobriquet railleur inventé par les incroyants à l’adresse de ceux qui se réclamaient du Christ et que ces derniers l’adoptèrent petit à petit comme un titre de gloire. Les conducteurs spirituels ne portaient pas de titres. Jésus n’avait-il pas clairement formulé ce précepte : « N’appelez personne sur la terre votre père, car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler directeurs, car un seul est votre Directeur, le Christ » (Matthieu 23 :9-10).

C’est pourquoi l’apôtre Pierre refusa avec véhémence que l’on se prosterne devant lui pour l’honorer : « Lève-toi », protesta-t-il, « car moi aussi je suis un homme » (Actes 10 :26). Des titres tels que « Eminentissime Seigneur », « Très Saint Père », « Révérend », étaient inconnus des chrétiens du 1er siècle.

D- CONDITIONS D’APPARTENANCE A L’EGLISE

Elles furent spécifiées par le Christ lorsqu’il envoya ses disciples en mission dans le monde entier. Elles comprennent la Foi (Marc 16 :15-16), le Repentir (Luc 24 :47), et le Baptême (Marc 16 :16). Ces conditions d’appartenance étaient les mêmes partout où l’Evangile était annoncé. Il suffit, pour s’en convaincre, d’étudier l’histoire des origines de l’Eglise à Jérusalem, à Ephèse, à Philippes et à Rome. Ces assemblées, dont certaines étaient distantes de plus de 1 500 km les unes des autres, obéissaient aux mêmes commandements et se soumettaient aux mêmes conditions d’appartenance à l’Eglise. La carte à la fin de ce cours explique l’itinéraire spirituel qu’empruntèrent les croyants pour accéder au salut et devenir membres de l’Eglise du Christ.

Aujourd’hui, pour devenir un chrétien, l’itinéraire n’a pas changé. Toute personne désirant s’intégrer à l’Eglise du Christ peut le faire aujourd’hui comme le firent les croyants du 1er siècle. Les conditions d’appartenance à l’Eglise ont toujours été et doivent toujours être les mêmes.

E- L’ORGANISATION DE L’EGLISE

Le thème ayant déjà fait l’objet d’une étude spéciale, notamment dans la dernière leçon, nous ne verrons dans ce chapitre que l’aspect unifiant de l’organisation de l’Eglise dans toutes les assemblées.

Il y avait des anciens (évêques ou pasteurs) à Jérusalem (Actes 15 :2), à Ephèse (Actes 20 :17), en Crète (Tite 1 :5), à Philippes (Philippiens 1 :1), parmi les chrétiens d’origine juive provenant des douze tribus dispersées parmi les nations (Jacques 5 :14), ainsi que dans les Eglises d’Asie Mineure (Actes 14 :19-23).

L’on constate également qu’il y avait plusieurs anciens dans chaque Eglise. Comme par exemple, dans les Eglises d’Asie Mineure (Actes 14 :23), en Crète (Tite 1 :5), à Jérusalem (Actes 15 :2), à Ephèse (Actes 20 :17), et à Philippes (Philippiens 1 :1).

Les qualifications requises pour accéder à cette charge étaient évidemment les mêmes partout. Il suffit, pour s’en persuader, de comparer les listes de conditions stipulées par l’apôtre Paul telles qu’elles figurent dans sa lettre à Timothée à l’intention de l’Eglise des Ephésiens (1 Timothée 3 :1-7) et dans sa lettre à Tite qui se trouvait alors dans l’Île de Crète (Tite 1 :5-9).

Les diacres étaient aussi des éléments de l’organisation de l’Eglise des premières années. Il en est fait mention en 1 Timothée 3 :8-10, 12, 13 et en Philippiens 1 :1. Ce qui prouve qu’ils faisaient partie de l’organisation de l’Eglise d’Ephèse et de celle de Philippes.

Le chapitre 6 du Livre des Actes fait état de la nomination des premiers diacres de l’Eglise de Jérusalem. Il est très important de noter que cette organisation n’outrepassait pas les limites de l’assemblée locale. De plus, elle n’était pas hiérarchique. Les anciens devaient remplir leur mission avec douceur, sans profiter de leur charge pour devenir autoritaires. « Voici les exhortations que j’adresse aux anciens qui sont parmi vous » écrit l’apôtre Pierre, « Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde […] non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. » (1 Pierre 5 :1-3).

F- LE CULTE

Le culte ou adoration occupait une place prépondérante dans la vie des premiers chrétiens. Un voyageur qui se serait rendu de Jérusalem à Rome, en s’arrêtant partout où il y avait une Eglise, aurait pu constater que partout, sur ce trajet de 2 000 km, les chrétiens rendaient le même culte à Dieu.

Le jour du Culte

Toutes les Eglises sanctifiaient chaque semaine un même jour que l’on appelait apparemment le « Jour du Seigneur » (Apocalypse 1 :10). L’auteur de la lettre aux Hébreux recommande expressément à ses lecteurs d’origine juive et dispersés dans le monde, de ne pas abandonner les assemblées de l’Eglise (Hébreux 10 :25). Ce manque de fidélité aux assemblées était considéré comme un péché (Hébreux 10 :25-26).

Un passage de la 1ère lettre de Paul aux Corinthiens, nous permet de déduire que les Eglises de la Galatie et de Corinthe (Grèce) se réunissaient le 1er jour de la semaine, c’est-à-dire le dimanche (1 Corinthiens 16 :1-2). Nous savons en outre que s’étant arrêté dans la ville de Troas lors d’un voyage de mission, l’apôtre Paul prolongea son séjour jusqu’au dimanche, ce qui lui permit de « rompre le pain », c’est-à-dire de participer au repas de la Sainte Cène, avec les chrétiens de cette ville (Actes 20 :7).

Le Repas du Seigneur

Le paragraphe précédent vient de nous suggérer que le repas commémoratif institué par le Christ la veille de sa mort, était la raison d’être des assemblées chrétiennes le 1er jour de la semaine (Actes 20 :7 ; 1 Corinthiens 11 :17-34). Ce repas se composait de pain et de vin (Matthieu 26 :26-29). Tous les chrétiens étaient invités à communier ainsi en prenant un peu de pain et de vin, avec dignité et recueillement (1 Corinthiens 11 :17-29).

Les premiers chrétiens n’ont jamais considéré que le repas du Seigneur était une répétition du sacrifice du Christ. Les Apôtres leur avaient enseigné que contrairement aux sacrifices d’animaux quotidiens que les Juifs offraient sous l’économie de l’Ancien Testament - « sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés »… CHRIST, lui, a « offert un seul sacrifice pour les péchés. » « Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés » (Hébreux 10 :11-12, 14).

Par conséquent, le « repas du Seigneur » n’était pas pour eux un renouvellement du sacrifice expiatoire de Jésus, mais une commémoration de cette mort en même temps qu’une annonce de son retour (1 Corinthiens 11 :24-26).

La notion du pain se changeant en chair et du vin se transformant en sang leur était étrangère. L’apôtre Paul n’aurait d’ailleurs pas manqué de la rappeler dans sa lettre aux Corinthiens où il traite de ce sujet. Au lieu de cela, il est question de « manger le pain » (et non la chair) et de « boire la coupe » (et non le sang) et de « discerner » le corps du Seigneur, en mangeant et en buvant (Matthieu 26 :26-29 ; 1 Corinthiens 11 :26-29). « Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne. »

Les chants

Dès l’origine, les chants ont fait partie du culte de l’Eglise. « Si quelqu’un est dans la joie » dit l’épître de Jacques, « qu’il chante des cantiques » (Jacques 5 :13). Paul déclare qu’il faut chanter avec l’esprit mais aussi avec l’intelligence (1 Corinthiens 14 :15). Il recommande également aux chrétiens de Colosses (Colossiens 3 :16) et à ceux d’Ephèse (Ephésiens 5 :19) de chanter à Dieu dans leur cœur.

Sous le régime de l’ancienne alliance (ou ancien Testament) les Israélites célébraient leur culte à JEHOVAH par des chants et des danses au son de nombreux instruments de musique. On peut constater que le culte des premiers chrétiens est moins démonstratif, moins bruyant, plus intérieur, plus pondéré, en esprit et en vérité « car ce sont-là les adorateurs que le Père demande » avait dit Jésus (Jean 4 :23).

C’est sans doute la raison pour laquelle le Nouveau Testament ne fait pas mention d’instruments de musique dans le culte. Il est donc préférable de s’en abstenir et de se contenter de la musique purement vocale, qui est en fin de compte la plus harmonieuse parce que la plus naturelle.

Ajoutons encore que sur ce point les coutumes de l’ancienne Israël ne peuvent justifier l’usage d’instruments de musique dans le culte chrétien, pas plus que ses lois sur l’encens et les sacrifices d’animaux ne peuvent régir l’Eglise du Christ.

Le peuple de la nouvelle alliance, l’Eglise, ne se trouve plus sous l’économie de l’ancienne alliance (Hébreux 3 :6-13).

La Prière

La vie de l’Eglise a toujours été caractérisée par la prière. Jésus avait fait cette promesse : « tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous l’accordera » (Jean 16 :23). Après avoir insisté sur le fait que Christ est le seul médiateur entre Dieu et les hommes, l’apôtre Paul ajoute : « je veux que les hommes prient en tout lieu » (1 Timothée 2 :5-8).

Ainsi, de Jérusalem (Actes 12 :5), de Rome (Romains 8 :26), de la Macédoine (1 Thessaloniciens 5 :17), « en tout lieu » les prières des chrétiens s’élevaient vers Dieu au nom de Jésus-Christ.

Les offrandes ou la collecte

Les premiers chrétiens étaient très généreux. Ainsi, nous lisons dans le Nouveau Testament qu’à Jérusalem nombreux étaient ceux qui avaient donné tout ce qu’ils possédaient pour répondre à un besoin urgent (Actes 4 :32-35). Nous apprenons également qu’en dépit de leur pauvreté, les chrétiens de la Macédoine se sont dépouillés davantage encore pour secourir les chrétiens de la Judée dans leur misère (2 Corinthiens 8 :1-5).

Chaque assemblée locale procéda bientôt à une collecte hebdomadaire, selon ce que l’apôtre Paul avait écrit aux Eglises de la Galatie et de Corinthe : « Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité » (1 Corinthiens 16 :2).

Le Ministère de la Parole

La prédication et l’enseignement de la Parole occupaient une place importante dans les activités de l’Eglise, comme nous pouvons le constater dans les Eglises de Troas (Actes 20 :7), de Corinthe (1 Corinthiens 14 :23-26), de Rome (Romains 1 :15).

La prédication de la Parole avait pour but d’instruire dans la voie du salut (2 Timothée 4 :1-4).

Ce ministère de la Parole était réservé aux hommes exclusivement, l’apôtre Paul écrit à cet égard : « Comme dans toutes les Eglises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler » (1 Corinthiens 14 :33-34). Dans un autre texte, il dit encore : « Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’ homme, mais elle doit demeurer dans le silence » (1 Timothée 2 :11-12).

Elle peut néanmoins enseigner aux enfants et aux autres femmes (Tite 2 :3-5). Elle peut aussi, dans certaines circonstances, aider de ses conseils (Actes 18 :26). Les femmes ont contribué à la marche victorieuse de l’Eglise primitive, mais leur rôle n’a jamais eu pour cadre l’assemblée publique.

CONCLUSION

Nous avons vu que la volonté de Jésus était que ses disciples fussent unis en un seul corps, une seule Eglise. C’est pourquoi nous trouvons cette Eglise présente au 1er siècle répartie dans tout l’Empire romain, en diverses congrégations (ou assemblées locales). Ces assemblées étaient soudées entre elles par le ciment d’une doctrine commune et de l’amour. Elles portaient le même nom ; elles étaient organisées d’une manière identique. Leur culte avait partout les mêmes caractéristiques et partout, à Jérusalem ou à Troas, en Crète ou à Rome, à Corinthe ou en Macédoine, les conditions d’appartenance étaient les mêmes.

Si tous les disciples du Christ à travers les âges étaient restés fidèles à ce modèle d’unité, fondé sur la Parole de Dieu, nous ne connaîtrions pas cet émiettement religieux qui défigure aujourd’hui le christianisme.

Dans notre prochaine leçon, nous verrons comment les fausses doctrines se sont introduites dans l’Eglise du Christ, provoquant de multiples divisions.



Questionnaire