LE CONTENU GENERAL DE LA BIBLE

La leçon précédente a souligné nos raisons de croire que la bible est un livre inspiré de Dieu. Cette leçon nous donne une introduction aux divisions littéraires de la Bible et aux différentes ères ou périodes bibliques.

I - Les divisions littéraires de la Bible

Le livre que nous appelons la Bible est en réalité une collection de 66 ouvrages, ou livres (certains ne comportent en l’occurrence qu’une seule page). Ces « livres » ont été rédigés par une quarantaine d’auteurs différents qui s’échelonnent sur plusieurs siècles. Pourtant, ces 66 ouvrages ne forment qu’un seul livre parce que leur contenu a été inspiré de Dieu. En effet, une unité profonde, une harmonie surnaturelle relient tous les éléments de cette collection. Un seul et même thème parcourt toute la Bible : Dieu veut sauver l’homme pécheur.

Les livres de la Bible sont répartis en deux grandes divisions, deux sections de dimensions inégales qu’on nomme :


L’Ancien Testament,
Le Nouveau Testament.

Le mot testament ne signifie rien d’autre qu’alliance, pacte ou volonté. Il caractérise les relations de Dieu avec son peuple. Il y a donc une Ancienne Alliance et une Nouvelle Alliance, car il y a un peuple de l’Ancienne Alliance et un peuple de la Nouvelle Alliance.

A- L’ANCIEN TESTAMENT

L’Ancien Testament comprend 39 livres et constitue l’alliance de Dieu avec la nation juive, ou sa volonté à l’égard de ce peuple (Deutéronome 5 : 3).

Les Livres de l’Ancien Testament se classent généralement en 5 catégories :

LOI (5) HISTOIRE (12) POESIE (5) GRANDS PROPHETES (5) PETITS PROPHETES (12)
Genèse
Exode
Lévitique
Nombres
Deutéronome
Josué
Juges
Ruth
1 – 2 Samuel
1 – 2 Rois
1 – 2 Chroniques
Esdras
Néhémie
Esther
Job
Psaumes
Proverbes
Ecclésiaste
Cantiques des Cantiques
Esaïe
Jérémie
Lamentations
Ezéchiel
Daniel
Osée
Nahum
Joël
Habacuc
Amos
Sophonie
Abdias
Aggée
Jonas
Zacharie
Michée
Malachie

LES CINQ LIVRES DE LA LOI :

Les cinq livres de la loi sont ainsi dénommés parce qu’ils contiennent la Loi de Dieu communiquée aux Hébreux par l’intermédiaire de Moïse (Deutéronome 5 : 1-3). C’est pourquoi il est tantôt question de « la loi du Seigneur » tantôt de « la loi de Moïse » (Josué 23 : 6-8 ; 2 Chroniques 31 : 3).

La Genèse : terme qui signifie « commencement », est effectivement le livre des commencements ; création du monde, naissance de la nation juive par laquelle le Christ sera introduit dans le monde.

L’Exode : rapporte l’exode des Israélites lorsqu’ils quittèrent l’Egypte pour se rendre en Terre Promise. C’est au cours de ce voyage que Moïse leur transmit la Loi au Sinaï.

Le Lévitique : d’après le nom d’une des 12 tribus d’Israël, « les Lévites » d’où provenaient les prêtres ou sacrificateurs d’Israël. Le Lévitique est un recueil des lois pour les Lévites.

Les Nombres : relatent l’histoire d’Israël pendant leurs 40 années de pérégrinations dans le désert du Sinaï. C’est pendant cette période qu’eut lieu le dénombrement ou recensement du peuple, d’où le titre de ce 4ème livre de la Bible.

Le Deutéronome : qui signifie « seconde loi » contient le discours d’adieu de Moïse au peuple, dans lequel il rappelle les préceptes de la Loi et exhorte le peuple à l’obéissance et à la fidélité.

LES LIVRES HISTORIQUES :

Ils sont au nombre de 12 et couvrent 900 ans de l’histoire d’Israël.

Le livre de Josué nous raconte comment Josué, successeur de Moïse, conduisit le peuple à la conquête de Canaan (Palestine), leur Terre Promise.

Les livres des Juges et de Ruth montrent comment Dieu suscita des Juges (des chefs militaires pour la plupart) en Israël pour gouverner le peuple et surtout le protéger contre les peuples avoisinants toujours prêts à asservir les hébreux.

1 et 2 Samuel, 1 et 2 Rois, 1 et 2 Chroniques couvrent une période de l’histoire d’Israël qui débute avec l’époque où Israël devient un royaume sous DAVID jusqu’à la division de ce royaume, sa chute et finalement la déportation de la population en Babylonie et en Assyrie.

Les livres d’Esdras, de Néhémie et d’Esther racontent la vie des Juifs durant la captivité dans le pays de leurs vainqueurs et comment ils furent rapatriés et rebâtirent Jérusalem.

LES 5 LIVRES POETIQUES :

Ce sont essentiellement des livres de dévotion et de sagesse, mais ils confirment aussi de nombreuses prophéties concernant le Christ.

Job est toute une étude sur la souffrance injustement subie.

Les Psaumes sont un recueil de cantiques et de prières d’une grande élévation d’âme, particulièrement vénérés par les anciens Juifs.

Les Proverbes, l’Ecclésiaste et le Cantique des Cantiques contiennent pour la plupart les sentences et les maximes de SALOMON ainsi que le fruit de son expérience.

LES LIVRES PROPHETIQUES :

La période des prophètes se situe entre 900 et 350 avant Jésus-Christ. Ce sont les porte-parole de Dieu. Ils jugent les événements, blâment l’idolâtrie et l’injustice sous toutes leurs formes ; ils exhortent surtout au repentir en vue des événements importants qu’ils annoncent, dont le plus grand est sans conteste la venue du Messie et de son Royaume.

La classification des livres prophétiques en « grands prophètes » et « petits prophètes » ne porte en aucune façon sur la qualité de ces hommes de Dieu. Ils sont tout simplement « petits » ou « grands » selon que leurs livres rassemblés dans l’Ancien testament sont courts ou longs.

B- LE NOUVEAU TESTAMENT

La 2ème partie de la Bible se nomme le Nouveau Testament. Les 27 livres qui le composent constituent la Nouvelle Alliance que Dieu a établie avec tous les hommes par Jésus-Christ (Matthieu 28 :18-20).

Son contenu peut se résumer en 3 points principaux :

On classe les 27 livres du Nouveau Testament en 5 grandes sections :

EVANGILES Matthieu
Marc
Luc
Jean
HISTOIRE Actes des Apôtres EPITRES DE PAUL Romains
1 et 2 Corinthiens
Galates
Ephésiens
Philippiens
Colossiens
1 et 2 Thessaloniciens
1 et 2 Timothée
Tite
EPITRES GENERALES Hébreux
Jacques
1 et 2 Pierre
1, 2 et 3 Jean
Epître de Jude
PROPHETIE Apocalypse de Jean

LA VIE DU CHRIST :

Les 4 Evangiles selon Matthieu, Marc, Luc et Jean relatent la vie du Christ, sa naissance, ses enseignements, son œuvre, sa crucifixion, son ensevelissement et sa résurrection d’entre les morts. Ils rapportent également les instructions que le Christ donne à ses Apôtres en vue de leur mission future. Ces 4 récits de la vie du Christ furent écrits essentiellement « afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu et qu’en croyant vous ayez la vie en Son Nom. » (Jean 20 : 30-31).

HISTOIRE DE L’EGLISE PRIMITIVE :

Avec les Actes des Apôtres, nous assistons à l’établissement, à l’organisation et à l’expansion de l’Eglise que Jésus avait promis de fonder (Matthieu 16 :18). Les Actes des Apôtres constituent la charnière entre les Evangiles et le reste du Nouveau Testament.

Ce livre montre spécifiquement ce qu’enseignaient les Apôtres et les conditions qu’il fallait remplir pour être sauvé et intégré à l’Eglise.

LES EPITRES* DE PAUL :

Les 14 lettres de PAUL furent adressées à des assemblées et des personnes diverses. Elles contiennent un enseignement extrêmement riche portant sur l’organisation, la doctrine, la mission et la vie de l’Eglise, le tout accompagné de nombreuses exhortations.

LES EPITRES GENERALES :

Jacques, Pierre, Jean et Jude ont écrit 7 lettres destinées aux congrégations ou assemblées en général. Quant au contenu, elles rejoignent essentiellement les lettres de Paul.

LE LIVRE PROPHETIQUE, L’APOCALYPSE :

Il fut écrit par l’Apôtre Jean. Il contient de nombreuses prophéties concernant l’Eglise, le retour du Christ et la fin des temps, dont l’étude est rendue extrêmement difficile par le langage hautement imagé dont l’auteur s’est servi.

* « Epîtres » veut dire « lettres ».

II - Les grandes ères bibliques

Après avoir vu les divisions littéraires de la Bible, voyons à présent les 3 grandes ères bibliques. Chaque ère marque une étape dans la révélation de Dieu aux hommes.

  1. Ere patriarcale
  2. Ere mosaïque
  3. Ere chrétienne

A- ERE PATRIARCALE

Durant cette 1ère période qui commence aux jours de la création, Dieu se révélait aux chefs des familles, les patriarches, d’où l’appellation : Ere patriarcale. Le 1er livre de la Bible, la Genèse, couve cette période (le chapitre 7 du livre des Actes des Apôtres dans le Nouveau Testament contient un bref résumé de l’ère patriarcale et de l’ère mosaïque).

L’ère patriarcale est marquée par des événements importants tels que la création de l’homme (Genèse 1), le péché d’Adam et sa conséquence (Genèse 3), le déluge (Genèse 6), etc…

Tous soulignent la nécessité d’une attitude obéissante à l’égard des commandements de Dieu. L’obéissance est toujours richement bénie. Les insoumis sont sévèrement châtiés. Malgré l’extrême corruption de l’humanité, c’est pendant cette ère que Dieu laissa entrevoir la silhouette d’un Sauveur qui viendrait vaincre Satan et le péché (Genèse 3 :15). Plus tard, Dieu fit une triple promesse à un patriarche, ABRAHAM :

  1. Ses descendants deviendraient une grande nation,
  2. Ils recevraient ce pays en héritage (la Palestine),
  3. En eux seraient bénies toutes les nations de la terre (Genèse 12 :2,3,7 ; 18 :18).

Le fils d’Abraham, Isaac, eut un fils à qui il donna le nom de JACOB ; plus tard le nom de Jacob fut changé en Israël. Israël, lui, eut 12 fils dont les descendants formèrent les douze tribus - la nation juive.

Par suite d’une grande famine, toute la famille de Jacob-Israël, ses fils, leurs femmes et leurs enfants (en tout environ 75 personnes) furent contraints de se rendre en Egypte pour survivre (Genèse 45-46). Ils devinrent les esclaves des Egyptiens qui les exploitèrent durant plus de 4 siècles (Exode 1 : 7-11). C’est à ce point que se situe la venue de Moïse, suscitée par l’Eternel, pour délivrer le peuple de l’esclavage et le conduire en Canaan (Palestine) (Exode 3 :1-10), où il devint une grande nation, accomplissant ainsi les deux premiers termes de la promesse que Dieu fit à Abraham (Josué 21 : 43-45).

Le dernier élément de la promesse, qui annonçait que toutes les familles de la terre seraient bénies par la descendance d’Abraham, trouve sa réalisation dans la venue du Christ ; Jésus-Christ est un descendant d’Abraham. En donnant sa vie en rançon pour les hommes, il a rendu le salut accessible à toutes les familles de la terre, aux hommes de toutes les nations (Galates 3 : 13, 14, 24-29).

B- ERE MOSAÏQUE

L’ère mosaïque couvre approximativement 1500 ans d’histoire, à partir de la mission de Moïse jusqu’à la mort du Christ. A part le livre de la Genèse, cette période inclut tous les livres de l’Ancien Testament ainsi que la vie de Jésus dans le Nouveau Testament.


On parle d’ère mosaïque parce que la Loi fut donnée au peuple juif par l’intermédiaire de Moïse, mais on pourrait aussi bien parler d’ère judaïque, l’Ancien Testament s’adressant spécifiquement à la nation juive (Deutéronome 4 : 8 ; 5 : 1-3).

C’est après être sorti d’Egypte à la tête de son peuple que Moïse reçut la Loi sur le Mont Sinaï (Exode 20 : 31). Cette loi régissait le peuple tant sur le plan religieux que sur le plan politique. Les Dix Commandements qui furent gravés dans la pierre constituaient la base de la Loi (Deutéronome 5 : 1-22).

Il faut savoir que ces Dix Commandements, ainsi que les autres lois de nature morale, cérémonielle ou civile ne formaient qu’un tout indivisible : c’était La Loi ou l’Alliance (Lévitique 24 : 22 ; Josué 1 : 7-8). Tous les préceptes de cette Loi avaient le même caractère impératif car ils émanaient de Dieu. C’était la Loi du Seigneur. En négliger une partie entraînait des punitions sévères (Deutéronome 19 : 21 ; 28 : 58-68).

On subissait, par exemple, la peine de mort pour adultère (Deutéronome 22 : 22-24), pour la violation du Sabbat (Nombres 15 : 32 –36), ou même pour celui qui tentait de changer la Loi de Dieu concernant le culte (Lévitique 10 : 1-2).

La Loi avait un but primordial : celui de préparer le peuple à la venue et à la réception du Messie (Galates 3 : 24-25).

Après avoir été gouvernés par des Juges pendant 450 ans, les Juifs réclamèrent un roi (pour ressembler aux autres nations) et Dieu finit par accéder à leur désir. Sous le règne des rois Saül, David et Salomon, Israël fut puissant, prospère et glorieux. Cette grandeur était surtout attribuable à la fidélité du peuple envers Dieu (1 Rois 3-4). Cependant, le peuple finit par tomber dans l’idolâtrie (déjà sous le règne de Salomon) et Dieu punit les Juifs en divisant leur royaume, sapant ainsi leur puissance et réduisant leur grandeur (1 Rois 11 :1-13).

Au nord, dix tribus qui prennent le nom d’ISRAEL.

Au sud, deux tribus qui forment JUDA.

Juda et Israël furent plusieurs fois déportés par leurs ennemis (2 Rois 17 ; 24 : 10-17 ; 2 Chroniques 36 : 17-20). Les dix tribus d’Israël finirent par être tellement dispersées dans le monde qu’elles perdirent jusqu’à leur identité. Seul Juda subsista, conservant son identité. Pourquoi ? Parce que c’est de la lignée de la tribu de Juda et particulièrement de la souche royale de David, que devait sortir le Messie (Actes 13 : 22-23).

Au fur et à mesure qu’on approchait des temps messianiques, l’œuvre des prophètes se faisait de plus en plus marquante.

Esaïe, Jérémie, Ezéchiel, Daniel et les autres prophètes, exhortaient le peuple à la repentance et à la fidélité envers Dieu. Nous avons relevé plusieurs de ces prophéties messianiques dans la Leçon n° 1.

Avant que ne s’achève l’ère mosaïque, Jérémie prophétisa que, dans les derniers jours, Dieu ferait une alliance nouvelle avec son peuple qui remplacerait l’ancienne (Jérémie 31 : 31-34). C’est là un thème majeur que l’on retrouve chez tous les prophètes avec l’annonce de la venue du Messie.

L’ère mosaïque n’était en effet qu’une période transitoire et préparatoire qui devait bientôt faire place à une ère nouvelle et meilleure.

C- ERE CHRETIENNE

« Lorsque les temps ont été accomplis », Dieu instaura cette ère nouvelle par son fils Jésus-Christ (Galates 4 : 4-5 ; Ephésiens 1 : 9-10).

Nous verrons plus amplement dans les leçons suivantes l’œuvre du Christ dans la réalisation du plan divin. Il nous suffit de savoir, pour le moment, que par ses enseignements, sa vie, sa mort et sa résurrection, Christ est devenu « le médiateur du Nouveau Testament » inaugurant ainsi cette nouvelle alliance qu’avait annoncée le prophète Jérémie (Hébreux 8 : 6-13 ; 9 : 15). La fin de l’Ancien Testament :

L’ère mosaïque et l’ère chrétienne se rencontrent en CHRIST. Il est l’achèvement de l’une et le commencement de l’autre. Jésus était juif, il a donc vécu sous la Loi de l’Ancien Testament (Galates 4 : 4-5), mais il est venu précisément pour introduire une nouvelle alliance en accomplissant l’Ancienne (Hébreux 9 : 15). Il n’entrait pas dans le dessein de Dieu de faire de l’Ancien Testament une alliance permanente, car Jérémie n’aurait pas prophétisé son remplacement par une nouvelle (Hébreux 8 : 6-9). La première alliance n’était « qu’une ombre des biens à venir » (Hébreux 10 : 1) et un « pédagogue » ou « précepteur » pour nous conduire à Christ (Galates 3 : 24). « La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce précepteur » (Galates 3 : 25) ; nous ne sommes donc plus sous la loi de l’Ancien Testament.

Pour instaurer sa Nouvelle Alliance ou Testament, Christ devait mourir. L’Epître aux Hébreux précise dans un style qui rappelle un code de lois que « là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée. Un testament, en effet, n’entre en vigueur qu’après le décès, puisqu’il n’a pas de validité tant que le testateur est en vie » (Hébreux 9 : 15-17).

En établissant la Nouvelle Alliance, la mort de Christ abolit aussi l’Ancienne (Hébreux 10 :9). Par sa mort, Christ « a effacé l’Acte (loi mosaïque, l’Ancien Testament) […] il l’a supprimé, en le clouant à la croix » (Colossiens 2 : 14 ; Ephésiens 2 : 14-16).

Le chrétien n’est donc pas tenu de célébrer le jour du Sabbat (samedi, le septième jour, Exode 20 : 10), les nouvelles lunes, etc. qui faisaient partie des cérémonies de l’Ancienne Alliance (Colossiens 2 : 16-17)

A celui qui voudrait transférer une partie de l’Ancienne Loi dans le culte chrétien, l’apôtre Paul dit qu’il est dans ce cas « tenu de pratiquer la loi toute entière » et ce faisant, il est « déchu de la grâce » (Galates 5 : 3-4).

Ceux qui, par exemple, gardent le Sabbat devraient aussi pratiquer la circoncision, offrir des holocaustes, etc. Mais CHRIST est la fin de la Loi. Sa croix sépare l’Ancienne Alliance de la Nouvelle, l’ère mosaïque de l’ère chrétienne. Il est évident que l’Ancien Testament fait partie de la révélation de Dieu à l’homme et sans lui, nous ne comprendrions pas le Nouveau Testament. A ce titre, il doit être étudié. L’apôtre Paul dit précisément que « tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction. » (Romains 15 : 4 ; 1 Corinthiens 10 : 11). La loi du Nouveau Testament :

Le fait que le chrétien ne soit plus sous le régime de l’Ancienne Loi ne le libère pas pour autant des grands principes moraux concernant le vol, le meurtre, etc.. Car la Nouvelle alliance reprend à son compte ces lois, mais d’une manière plus profonde encore, traquant le mal jusque dans la pensée (Jean 13 : 34 ; Romains 13 : 8-10 ; Galates 5 : 19-25). En fait, tous les commandements du Décalogue, à l’exception de celui relatif au Sabbat, sont inclus dans la Nouvelle Alliance. Historiquement, il est démontré que les premiers chrétiens se réunissaient le premier jour de la semaine, c’est-à-dire le dimanche, et non le septième jour qui était le Sabbat des Juifs comme semblent aussi l’indiquer les passages suivants : Actes 20 : 7 ; 1 Corinthiens 16 : 1-2.

Par conséquent, nous qui vivons en cette ère chrétienne, devons rendre obéissance à Christ et à son Alliance telle qu’elle figure dans le Nouveau Testament. L’auteur de l’épître aux Hébreux donne un avertissement sévère à ceux qui refuseraient de rendre obéissance à la loi de Christ en toute connaissance de cause. Il précise qu’ils seront traités plus rigoureusement encore que les transgresseurs sous l’Ancienne Loi (Hébreux 10 : 26-31). Car Christ est l’auteur d’un salut éternel pour tout ceux qui lui obéissent (Hébreux 5 :9). « ...la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. » (Jean 1 : 17).

Pour connaître la volonté de Dieu à notre égard aujourd’hui, il faut donc consulter le Nouveau Testament.

C’est par l’enseignement des Apôtres que nous avons la révélation de la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ. Selon sa promesse, le Saint-Esprit devait venir à leur aide pour qu’ils se souviennent de tout ce qui leur avait été enseigné et pour les guider dans toute la vérité (Jean 14 : 26 ; 16 : 13). Cinquante jours après la mort du Christ, le Saint-Esprit descendit effectivement sur les Apôtres et ils se mirent immédiatement à prêcher sa Parole et à faire connaître sa volonté (Matthieu 28 : 18-20 ; Actes 1 : 8 ; 2 : 1-47).

Nous pouvons affirmer que toute cette génération-là a pu entendre le message du christianisme (Colossiens 1 : 23). Dieu ajoutait à l’Eglise ceux qui obéissaient à la Parole (Actes 2 : 47) et ainsi l’Eglise se répandait de par le monde

L’Eglise est appelée à vivre durant l’ère chrétienne (Ephésiens 3 : 21 ; Matthieu 16 : 18). Il y a presque 2 000 ans que cette ère est commencée. Le retour du Christ sera son achèvement (Hébreux 9 : 27-28).

Addenda

  • Le Pentateuque : (du grec « cinq » et « livre ») nom donné par les traducteurs grecs aux cinq premiers livres de la Bible. Les juifs le désignent sous le nom de Torah (la Loi), parce qu’il contient l’essentiel de la législation israélite.
  • Deutéronome : code de lois civiles et religieuses donné par Dieu à Moïse (622 avant Jésus-Christ).