<“Projet insensé, défi architectural, exploit d'ingénieur, prouesse technique et grandiose aventure humaine, le pont de Millau est tout cela à la fois et un peu plus,” s'extasiait un journaliste après l'inauguration de ce “pont de tous les records”, en décembre 2004. Et il ajoutait : “Une démesure qui marque, c'est selon l'orgueil ou le génie humain”.
On trouverait bien d'autres exemples des performances techniques dont l'homme est toujours prompt à se glorifier, sans réaliser que ses capacités lui sont données par Dieu. Ils ont “vénéré et servi la créature plutôt que celui qui l'a créée, lui qui est béni éternellement” (Romains 1. 25).
Nous reconnaissons bien là notre tendance naturelle à nous élever, à rechercher notre propre gloire, comme les disciples du Seigneur Jésus (Luc 22. 24). Alors que leur maître allait souffrir et mourir, ils cherchaient à savoir lequel d'entre eux serait estimé le plus grand. Quel contraste absolu avec Jésus Christ, “lui qui, étant en forme de Dieu, n'a pas regardé comme un objet à ravir d'être égal à Dieu, mais s'est anéanti lui-même, prenant la forme d'esclave” (Philippiens 2. 6, 7). Il s'est abaissé jusqu'à mourir sur la croix pour nous sauver de la mort éternelle.
Plutôt que de chercher à nous glorifier, essayons de réaliser l'immensité de la grâce qui nous est faite, et contemplons l'infinie grandeur de Dieu. Cela nous remplira d'humilité et d'adoration.