“Pauvre comme Job” est une expression proverbiale bien connue. Job était un homme “droit, craignant Dieu et se retirant du mal” (Job 1. 1). Il prospérait et avait tout ce qu'on peut désirer : famille, amis, serviteurs, richesses. Alors Dieu permet une série de malheurs qui le dépouillent de tout, dans le but de le mettre à l'épreuve, pour l'enrichir à la fin de biens “meilleurs et permanents” (Hébreux 10. 34).
Les deux premiers chapitres de son histoire nous décrivent l'admirable soumission avec laquelle Job accepte ce que Dieu lui envoie : “L'Éternel a donné, et l'Éternel a pris ; que le nom de l'Éternel soit béni !” (Job 1. 21). Les trente-neuf suivants racontent comment trois de ses amis, “consolateurs fâcheux” (16. 2), l'entraînent sur la voie de la contestation. Il se campe alors dans sa dignité et veut faire valoir son intégrité et ses mérites. Mais finalement il comprend la nullité de son raisonnement. “Je sais que tu peux tout, et qu'aucun dessein n'est trop difficile pour toi… Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon œil t'a vu : c'est pourquoi j'ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre” (42. 2-6). Alors Dieu le bénit et lui donne le double de toutes les richesses qu'il avait perdues.
Remarquons ce que Dieu retient de son serviteur Job, dans le Nouveau Testament : sa patience. Quelle grâce ! Dieu ne se souvient que des bons fruits qu'il produit dans la vie des siens.