Dans la ville de Lübeck, en Allemagne, se trouve une belle église, très ancienne. On peut y voir un tableau de la crucifixion, peint par Hans Memling au 15e siècle. Ce tableau est très vivant : on y voit une foule de personnes, pêle-mêle des cavaliers armés de lances, des soldats qui tirent au sort pour se partager les vêtements de Jésus, des visages moqueurs, d'autres empreints de tristesse, certains même en pleurs… Au-dessus de ce spectacle se dressent trois croix.
Avec un peu d'attention, on découvre un détail surprenant. Au milieu de cette cohue, au pied de la croix de Jésus, il y a une place vide. Quelle était l'intention du peintre ? Qu'a-t-il voulu exprimer ? Se réservait-il cette place de proximité avec Christ ? Ou bien voulait-il dire : “Ici, au pied de la croix de Jésus, il y a une place libre, tu peux la prendre si tu veux”.
Prendre la place libre, c'est croire ce que dit l'évangile, accepter que Jésus Christ est mort à cause de nos péchés. Il a été notre remplaçant quand il a pris sur lui la condamnation que nous méritions. Oui, il y a eu une place libre pour moi au pied de la croix de Jésus, et par là une place libre auprès de lui dans le ciel. Pour vous aussi, une place est toujours libre.