Un missionnaire prêchait un jour au milieu des Indiens. Il parlait de Jésus, le bon Berger venu dans le monde pour chercher et sauver ce qui était perdu. Il racontait aussi comment le Sauveur a prié à Gethsémané, comment il a été exposé aux moqueries et aux mauvais traitements, et comment il a expié nos péchés à la croix, abandonné par Dieu.
Un Indien de noble allure s'approcha alors du missionnaire. Très ému, il lui dit : “Jésus est-il mort aussi pour moi, l'Indien ? Je n'ai pas de terre à donner à Jésus, mais je veux lui donner mon chien et ma bourse”. Le missionnaire lui répondit que le Seigneur Jésus attendait autre chose de lui.
“Alors je donne à Jésus mon chien, ma bourse et ma couverture de laine. Je suis un pauvre Indien et je ne peux pas lui donner plus. Je lui donne tout.”
Le prédicateur lui fit la même réponse. Alors l'homme baissa tristement la tête et réfléchit. Soudain il leva sur le missionnaire un regard confiant et lui dit : “Voici l'Indien lui-même. Est-ce que Jésus veut de lui ?” Quelle joie pour le missionnaire, lorsque cet Indien se mit aux pieds de Jésus et confia toute sa vie à Celui qui l'avait aimé et s'était livré lui-même pour lui !
Jésus est digne de cet abandon complet de nous-mêmes. Tout chrétien aime l'exprimer à son Seigneur en répétant les paroles de l'apôtre Paul : “Ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi” (Galates 2. 20)
Si quelqu'un me sert, qu'il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, le Père l'honorera. (Jean 12 :27)