Élevé par des parents chrétiens, Léon ne montrait pourtant aucun intérêt pour les réalités spirituelles. La guerre (1914-1918) l'envoya sur le front où il connut les terribles combats de Verdun. La mort le frôlait chaque jour, mais sa conscience restait fermée aux appels que Dieu lui adressait.
Un jour, assis dans une tranchée avec un de ses camarades, il racontait une plaisanterie douteuse lorsqu'un éclat de grenade frappa son ami en plein coeur. L'homme tomba, mort.
“Je me vois encore, raconte-t-il, dans la tranchée, devant le corps inanimé de mon ami. Je me disais : Il est maintenant devant Dieu. Si nous avions été assis l'un à la place de l'autre, c'est moi qui serais devant Dieu. Je joignis les mains comme l'enfant que j'étais autrefois et je balbutiai : Dieu, ne permets pas que je tombe au combat, avant que je n’aie la certitude de ne pas aller en enfer.”
Dans les maisons en ruines, Léon commença à lire le Nouveau Testament. Il prit la résolution de trouver Dieu et d’apprendre à le connaître et de se soumettre humblement à sa volonté.
Dieu le protégea et il survécut à la guerre. Plus tard, il fit le nécessaire pour se convertir et il se mit au service de son Maître pour annoncer la bonne nouvelle du salut à ceux qui étaient encore loin de Dieu.